10 min de lecture | 04 février 2026
Combien coûte une extension de maison ?
Quand on parle du prix d’une extension de maison, on parle rarement “juste” de murs en plus. En réalité, c’est un projet complet : structure, gros œuvre, raccordements, ouverture sur l’existant, isolation, menuiseries, finitions… et parfois même une cuisine ou une salle d’eau selon l’usage.
C’est pour cela qu’il vous faut raisonner d’abord en fourchettes au m², puis affiner poste par poste en fonction de votre maison, de votre terrain et du niveau de finition que vous visez. Dans cet article, nous allons vous donner un cadre clair, puis vous aider à comprendre où se jouent les vrais écarts.
Quel budget pour une extension de maison de 10 à 40 m² ?
Pour démarrer, voici des repères simples basés sur des ratios couramment utilisés sur le marché. Ils donnent un ordre d’idée réaliste, à condition de bien comprendre ce qu’ils incluent (et ce qu’ils n’incluent pas).
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Extension traditionnelle : 1 800 à 3 800 € TTC / m²
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Extension à toit plat : 1 900 à 3 800 € TTC / m²
Ce sont des fourchettes indicatives. Votre devis réel varie surtout selon le niveau de finition (hors d’eau / hors d’air VS clé en main), la complexité du chantier, les lots techniques et bien d’autres éléments que nous aborderons plus bas.
Voici quelques estimations par tranche de m2 :
| Surface | Extension “classique” (toit traditionnel) | Extension à toit plat | Ordre d’idée MOE/architecte (si mission complète) |
|---|---|---|---|
| 10 m² | 18 000 à 38 000 € | 19 000 à 38 000 € | + 10 à 16% du montant des travaux |
| 20 m² | 36 000 à 76 000 € | 38 000 à 76 000 € | + 10 à 16% du montant des travaux |
| 30 m² | 54 000 à 114 000 € | 57 000 à 114 000 € | + 10 à 16% du montant des travaux |
| 40 m² | 72 000 à 152 000 € | 76 000 à 152 000 € | + 10 à 16% du montant des travaux |
Les honoraires de maîtrise d’œuvre / architecte sont souvent annoncés autour de 10 à 16 % du montant des travaux, avec une vraie variabilité selon la mission (conception seule vs suivi complet) et la complexité (ouverture structurelle, contraintes d’accès, etc.).
Concernant les éléments qui vont faire varier fortement le budget, Même à surface identique, deux extensions peuvent diverger du simple au double, notamment selon :
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Le niveau de finition :
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hors d’eau / hors d’air (structure + toiture + menuiseries)
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prêt à finir (réseaux/isolations posés, finitions à faire)
-
clé en main (revêtements, peinture, électricité complète, chauffage, etc.)
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Le type de pièce créée : une pièce “sèche” (bureau, chambre) coûte généralement moins cher qu’une pièce “humide” (cuisine, salle d’eau) qui exige plomberie, ventilation, étanchéité, équipements.
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Le gros œuvre : terrassement, fondations/dalle, contraintes de sol… et surtout l’ouverture dans le mur existant (structure, reprise de charges).
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Le style / l’architecture : grandes baies, finitions spécifiques, et plus largement toute contrainte esthétique (secteur ABF, règles d’aspect) peut augmenter le coût.
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Les lots techniques et les annexes : chauffage, électricité, raccordements, et impacts fiscaux/administratifs.
Un réaménagement (déplacement de cloison, ouverture partielle, création de rangements intégrés, reconfiguration d’une chambre, etc.) peut suffire à créer un coin bureau ou une pièce plus fonctionnelle, sans engager un chantier lourd. C’est une piste à considérer en priorité si vous cherchez surtout un meilleur confort d’usage plutôt qu’une grande extension de maison.
Comment calculer le coût de votre projet d’extension ?
Pour calculer le coût de votre projet d’extension et éviter les mauvaises surprises, le plus fiable est de découper le budget en 3 étages. C’est simple, mais ça permet de garder la main sur la logique du devis.
1) La base “structure” : surface × prix au m²
C’est votre première enveloppe de travail. Par exemple, pour 25 m² à toit plat, vous partez sur une fourchette au m² dédiée au toit plat, puis vous ajustez ensuite.
2) Les postes “incontournables” autour de la structure
Ce sont des postes qui n’apparaissent pas toujours clairement dans les estimations rapides, alors qu’ils pèsent lourd :
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Terrassement, fondations/dalle, adaptations au terrain
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Ouverture sur l’existant (et renforts structurels)
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Réseaux : électricité, eau, évacuations, parfois chauffage
3) Le niveau de finition et la complexité
Plus vous allez vers du clé en main (revêtements, peinture, équipements, menuiseries, etc.), plus vous vous situez dans le haut de la fourchette. Et si vous confiez une mission complète à un architecte / maître d’œuvre, pensez à ajouter l’enveloppe correspondante : ordre d’idée 10 à 16 %. Nous avons dédié un guide complet pour savoir comment faire une extension de maison adaptée à votre situation.
Quels sont les éléments qui impactent le prix ?
Sur le terrain, ce sont souvent les mêmes “gros leviers” qui font monter (ou baisser) la facture de votre extension de maison.
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Superficie et conception (traditionnelle vs contemporaine/toit plat)
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Nombre de pièces et usage (pièce sèche vs pièce humide)
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Matériaux (ossature bois, parpaing, brique, métal) : les ratios varient selon le matériau retenu
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Contexte du terrain / accès (nature du sol, situation de la maison, contraintes locales)
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Options et personnalisation (menuiseries, stores, éclairage, isolation, finitions)
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Organisation du chantier : entreprise générale / “clé en main” vs lots séparés + maîtrise d’œuvre
Quel prix pour un agrandissement en bois ?
Un agrandissement en bois est souvent perçu comme “moins cher”, mais en pratique, tout dépend du périmètre inclus (structure seule ou extension prête à vivre). D’où des écarts importants selon les sources et les devis.
Voici quelques repères courants :
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Sur une estimation par matériau, une extension à ossature bois est annoncée autour de 2 000 à 3 800 € TTC / m².
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Sur des repères plus “entrée de gamme” (souvent sans aménagement complet), une extension bois peut être évoquée autour de 1 200 à 1 800 € TTC / m².
En pratique, demandez toujours au devis si on parle :
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hors d’eau / hors d’air (structure + fermeture)
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prêt à finir (réseaux/isolations en place)
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clé en main (revêtements, peinture, équipements)
C’est ce point qui explique les écarts de prix bien plus que les différences de matériaux à elles seules.
Quelles aides pour financer une extension de maison ?
1) Faire attention à la TVA appliquée
Les travaux de rénovation (amélioration/aménagement/entretien) peuvent bénéficier de taux réduits, mais l’agrandissement est en principe au taux normal de 20%. Dans un projet d’extension, il peut aussi y avoir des travaux “induits” sur l’existant (rénover, adapter une pièce), qui peuvent relever d’un autre taux : d’où l’intérêt d’un chiffrage clair lot par lot.
Il existe des cas où le taux réduit s’applique sous conditions (notamment selon l’augmentation de surface) : c’est un point à vérifier précisément avec l’entreprise en charge, car c’est très encadré fiscalement.
2) MaPrimeRénov’
MaPrimeRénov’ finance des travaux de rénovation énergétique (par geste ou rénovation d’ampleur). Elle ne “paye” pas une extension en tant que telle, mais si votre projet inclut des travaux d’isolation/chauffage éligibles, c’est à étudier.
3) Éco-PTZ : utile si vous incluez des travaux éligibles
L’éco-prêt à taux zéro peut financer des travaux de rénovation énergétique, sans condition de ressources, sous conditions liées au logement et à la nature des travaux.
Conclusion simple : pour une extension, les “aides” dépendent surtout de la part rénovation énergétique intégrée au projet (isolation, chauffage, etc.), plus que de la création de surface en elle-même.
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