12 min de lecture | 07 janvier 2026
Comment faire une extension de maison ?
Vous avez un projet d’extension de maison ? Avant de lancer les travaux, il faut comprendre quelques points clés pour savoir comment faire : PLU et règles d’urbanisme, déclaration préalable ou permis, contraintes techniques et choix de la structure idéale, combien coûte l’extension de maison, quels sont les délais, l’impact sur votre imposition… Dans cet article, on passe tout en revue et on vous aide à choisir le type d’extension le plus adapté à votre situation.
Quelles démarches pour faire une extension ?
Une extension de maison est, dans la grande majorité des cas, soumise à une autorisation d’urbanisme dès lors qu’elle crée plus de 5 m² de surface (surface de plancher ou emprise au sol selon le projet). Le type d’autorisation (déclaration préalable ou permis de construire) dépend ensuite surtout de la surface créée, de la zone (PLU / zone urbaine ou non) et de la surface totale de la maison après travaux.
Déclaration préalable ou permis de construire : quel dossier déposer ?
En pratique, il faut retenir les seuils suivants (ce cas correspond à une maison individuelle, hors cas particuliers) :
- Jusqu’à 5 m² : en principe, pas d’autorisation nécessaire (sauf cas spécifiques, secteur protégé, règles locales, etc.).
- Entre 5 m² et 20 m² : il vous faudra une déclaration préalable (DP) dans la plupart des cas.
- Entre 20 m² et 40 m², cela dépendra de votre situation :
- en zone urbaine d’une commune couverte par un PLU : la DP peut suffire jusqu’à 40 m² (mais attention à la règle des 150 m² au total, voir plus bas).
- hors zone urbaine PLU (ou commune non couverte par un PLU) : au-delà de 20 m², on bascule généralement en permis de construire.
- Au-delà de 40 m² : il vous faudra un permis de construire dans les cas “classiques”. En cas de doute, n’hésitez pas à vous rapprocher d’un référent local.
Il y a un point important qui est souvent méconnu : si, après extension, la surface totale de la maison dépasse 150 m², le permis de construire devient nécessaire et le recours à un architecte s’impose (même si l’extension, prise seule, pourrait sembler “petite”).
Côté contenu du dossier, on reste sur des pièces “standard” :
- pour une déclaration préalable à une extension de maison : plan de situation, plan de masse, représentations des façades/toitures, insertion, photos, etc. conformément au Cerfa n° 13703*12.
- pour un permis de construire : mêmes bases avec un dossier plus complet (plans, notice, insertion…), listé dans le bordereau de pièces du formulaire du Cerfa n° 13406*16.
Enfin, une fois les travaux terminés, n’oubliez pas la DAACT (déclaration attestant l’achèvement et la conformité des travaux) : elle sert à informer la mairie que le chantier est fini et conforme à l’autorisation obtenue.
Comment savoir si on peut faire une extension de maison ?
Avant même de choisir “bois, parpaing, modulaire…”, il faut vérifier si votre terrain et votre maison autorisent de construire une extension de maison telle que vous l’imaginez. Les points clés à sécuriser :
- Le zonage et les règles applicables : c’est le PLU (ou, à défaut, le RNU) qui fixe les règles.
- Les contraintes physiques : limites séparatives, accès chantier, réseaux (eaux usées/pluviales), contraintes de fondations, mitoyenneté, etc.
- La cohérence avec l’existant : hauteur, aspect, ouvertures, implantation. Même quand “ça passe” sur le papier, c’est souvent l’aspect architectural qui fait coincer.
Le meilleur réflexe c’est de demander au service urbanisme (ou consulter le règlement du PLU) avec un croquis coté et votre objectif de surface. Cela permet de trancher vite entre : “possible tel quel”, “possible avec adaptations”, ou “à oublier”.
Quelles règles d’urbanisme vérifier dans le PLU ?
Le PLU (ou document équivalent) encadre concrètement votre extension. Les règles les plus impactantes, qui reviennent dans la majorité des projets :
- Implantation : distance aux limites de propriété, retrait par rapport à la voie, implantation en fond de parcelle…
- Hauteur : très pénalisant en cas de surélévation ou d’extension à étage.
- Emprise au sol / surface de plancher : plafond, coefficient, règles de pleine terre selon communes.
- Aspect extérieur : matériaux, teintes, forme de toiture, menuiseries, traitement des façades.
- Stationnement : certaines communes exigent des places supplémentaires en cas d’agrandissement.
Ces règles sont locales : deux communes voisines peuvent avoir des exigences très différentes, d’où l’intérêt de “valider” le cadre avant d’engager des plans.
Architecte : quand est-ce obligatoire ?
Deux cas reviennent le plus souvent pour une maison individuelle :
- si la surface de plancher de la construction (maison + extension) dépasse 150 m² après travaux : l’architecte devient obligatoire (et, en pratique, vous basculez vers un permis de construire).
- si votre projet est plus complexe (structure, surélévation, reprise d’ouverture porteuse…), même sans obligation légale, l’architecte ou un maître d’œuvre peut éviter des erreurs coûteuses (plans, dossier, coordination, conformité).
Secteur protégé : quelles conséquences ?
Si votre maison se situe dans un secteur protégé (abords d’un monument historique, site patrimonial remarquable, etc.), votre projet d’extension peut être soumis à des règles plus strictes. Concrètement, on attend souvent une meilleure intégration du projet dans son environnement (volumes, façades, toiture, matériaux, teintes, menuiseries), avec parfois un dossier plus exigeant et des délais d’instruction moins “compressibles”. Dans certains cas, l’Architecte des Bâtiments de France (ABF) est consulté : comptez alors, à titre indicatif, environ 1 mois pour une déclaration préalable et 2 mois pour un permis sur la partie avis, ce qui peut rallonger le calendrier global. Donc, si vous êtes en secteur protégé, anticipez votre dépôt et soignez les choix esthétiques dès le départ pour éviter les allers-retours.
Quelle solution d’extension privilégier ?
Une fois le cadre administratif sécurisé, le choix de la solution dépend surtout de vos priorités : rapidité, budget, durabilité, niveau de finition, et contraintes du bâti existant.
Nos suggestions en fonction de vos critères :
- Si la priorité est la rapidité et un chantier plus “propre” : l’extension en ossature bois, le préfabriqué, ou certaines solutions industrialisées permettent souvent de réduire la durée de chantier (et les aléas météo). Dans cette logique, il existe aussi des extensions pas chères en modules préfabriqués prêtes à l’emploi : par exemple des modules modernes, isolés, livrés finis, avec bardage et menuiseries performantes (double vitrage). Chez Pacamodul, nous sommes spécialisés sur ce type de projets avec, par exemple, une gamme de bureaux modulaires adaptés à tous les besoins.
- Si la priorité est l’intégration “comme si ç’avait toujours été là” : une extension maçonnée (parpaing/brique) ou une extension “traditionnelle” s’accorde souvent très bien avec l’existant, notamment sur les maisons anciennes (au prix d’un chantier plus long).
- Si la priorité est le budget : l’optimisation passe souvent moins par “le matériau” que par : une forme simple (rectangle, toiture simple), moins de reprises structurelles, et un niveau de finition maîtrisé. Par exemple, une surface égale, une extension avec salle d’eau/cuisine coûte plus cher (réseaux, ventilation, étanchéité, équipements).
- Si votre terrain est contraint (peu de place au sol) : la surélévation ou l’extension à étage peut être la meilleure option… mais c’est aussi celle qui déclenche le plus souvent des études et des délais (structure, charpente/toiture, etc.).
Important : sur le plan administratif, retenez simplement ceci : certaines solutions (surélévation, extension lourde, modification importante de la structure) impliquent plus souvent permis, études et délais — même si la surface créée n’est pas gigantesque.
Extension de maison : la FAQ
Quelle est la différence entre extension et agrandissement ?
Dans l’usage courant :
- Une extension désigne généralement une création de volume supplémentaire “en plus” de la maison (sur le côté, à l’arrière, en surélévation…).
- Un agrandissement est plus large : il peut aussi inclure l’aménagement d’un volume existant (garage transformé, combles aménagés), même si, juridiquement, les démarches dépendent surtout de la nature des travaux et des surfaces.
Quelle surface maximale est autorisée ?
Il n’existe pas une “surface maximale” autorisée identique pour tous : c’est le PLU (ou règles locales) qui fixe les limites (emprise, hauteur, implantation, etc.).
En revanche, il existe des seuils qui changent vos démarches :
- au-delà de 20 m² (ou 40 m² en zone urbaine PLU), on bascule plus souvent vers un permis de construire ;
- au-delà de 150 m² de surface totale après travaux : architecte obligatoire.
Comment faire un plan ?
Un plan d’extension doit surtout permettre deux choses : déposer un dossier recevable et éviter les erreurs de conception (lumière, circulation, raccordements, cohérence façade/toiture).
L’idée est de partir d’une base fiable (plans existants si vous en avez, sinon mesures sur place), puis de représenter clairement l’existant et le projet avec des cotes lisibles : dimensions, implantations, distances aux limites, hauteurs principales.
Ensuite, construisez un plan de masse cohérent en intégrant les accès, l’implantation sur la parcelle et, si possible, le passage des réseaux (eau, électricité, évacuations) pour éviter les oublis qui font refaire le dossier.
Enfin, préparez les vues qui montrent ce qui change : façades/toitures avant-après, insertion du projet dans son environnement et photos. Si vous visez un permis, le dossier est plus complet (notice descriptive, coupe éventuelle, etc.) et doit détailler précisément l’intégration du projet. Si vous déléguez, un architecte, maître d’œuvre ou dessinateur peut gérer les plans, le dossier et les échanges avec la mairie.
Quel est le prix moyen d’une extension de maison ?
Le prix d’une extension de maison dépend énormément du type d’extension, de la complexité (fondations, ouvertures porteuses, raccordements) et du niveau de finition. Pour se faire une idée, le mieux reste de raisonner poste par poste (gros œuvre, isolation, menuiseries, réseaux, finitions) : le coût d’une extension varie surtout selon la complexité du bâti existant et le niveau d’équipement attendu.
Les sources grand public donnent souvent une fourchette large, typiquement de l’ordre de 1 000 à 4 000 € / m² selon les solutions (surélévation, extension traditionnelle, ossature bois, etc.). Pour rester concret, la meilleure approche consiste à raisonner par “familles de coûts” :
- pièce sèche simple (chambre/bureau) : moins de réseaux, budget plus contenu ;
- pièce humide (salle d’eau/cuisine) : hausse notable (plomberie, étanchéité, ventilation, équipements).
Comment faire une extension pas chère ?
Une extension “pas chère” est rarement une extension “au rabais”. C’est surtout une extension bien cadrée, où l’on réduit la complexité du projet pour éviter que les heures de main-d’œuvre (et les imprévus) fassent exploser la facture :
- privilégier une forme simple (moins de décroches, toiture plus lisible, métrés plus faciles) ;
- limiter les reprises structurelles (par exemple éviter de multiplier les ouvertures dans les murs porteurs) ;
- choisir un niveau de finition cohérent (une pièce “sèche” coûte souvent moins cher qu’une pièce humide, à surface équivalente) ;
- sécuriser le dossier en amont (un refus, un dossier incomplet ou un ajustement tardif coûte presque toujours plus cher que prévu).
Dans cette logique, la construction modulaire peut être une option particulièrement intéressante : elle permet souvent d’aller vite, avec un chantier plus court et plus maîtrisé, et donc un budget plus prévisible. Sur des projets simples (bureau, chambre, pièce de vie), une extension livrée “prête à l’emploi” et bien isolée évite une partie des aléas du chantier traditionnel, ce qui en fait, dans de nombreux cas, une extension de maison pas chère au sens le plus concret du terme : moins de surprises, moins de durée, et une mise en service plus rapide.
Quelles taxes après une extension ?
Après une extension, anticipez surtout trois choses : la taxe d’aménagement (souvent due en cas de création de surface, avec un montant qui dépend des taux locaux), la mise à jour de vos impôts locaux car l’extension peut augmenter la base de taxe foncière, et la déclaration aux impôts une fois les travaux terminés (en général dans les 90 jours).
À noter : déclarer dans les délais peut, selon les cas et sous conditions, ouvrir droit à une exonération temporaire de taxe foncière.
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